Encadré par Dieu – Leçon neuf : La patience dans l’épreuve

Verset à mémoriser : « Soyez patients, affermissez vos cœurs, car la venue du Seigneur est proche. » (Jacques 5:8)

Lecture biblique : Jacques 5:1-9 / Matthieu 5:27-48

Introduction : La patience est une autre chose qui heurte la nature humaine. Un bébé ne veut pas être patient, il réclame à cor et à cri qu'on lui donne tout. Les chats autour d'une soucoupe de lait ne semblent pas faire preuve de patience. Il est donc évident que la patience, cette capacité à attendre, s'apprend.

Il existe diverses formes de souffrance, certaines physiques, qui nous accompagnent jour et nuit. Les corps meurtris ou mutilés avec lesquels certaines personnes doivent traverser la vie nous enseignent souvent la patience. Bien souvent, les souffrances viennent d'autrui. L'humanité peut se montrer cruelle en cela. Les enfants, en grandissant, font souvent du mal aux plus démunis. Et plus tard, de manière plus subtile ou insidieuse, des personnes bienveillantes peuvent être victimes de discrimination au travail ou ailleurs.

Un épisode d'impatience, source de malheur, est relaté dans 2 Samuel 24. David souhaitait recenser le peuple. Dieu s'opposait généralement à ce genre d'initiative, car elle donnait aux rois et aux autres l'occasion de se fier aux chiffres. Joab, son général, le conseilla et lui fit prendre conscience de son erreur. Mais David, impatient d'agir à sa guise, ordonna le recensement. Ce geste téméraire de David entraîna l'un des plus grands fléaux d'Israël : 70 000 de ses compatriotes périrent.

Curieusement, le Seigneur donna à David le choix entre trois châtiments différents : sept années de famine, trois mois de fuite devant ses ennemis ou trois jours de peste.

Est-il déplacé de supposer que le Seigneur nous laisse le choix quant à la manière d'être affligés ou châtiés ? Cela ne paraît pas irréaliste ; souvenons-nous de la femme à qui Jésus a dit : « Ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire » (Jean 5,14). Quant à la gravité ou au degré d'affliction, il semble évident que nous avons le choix. Prions pour qu'il nous afflige légèrement, et puissions-nous en tirer une leçon prompte.

Questions relatives à la leçon :

  1. Le message de Jacques aux riches est-il porteur de joie ? Que leur prédit-il pour l’avenir ? (Jacques 5.1 ; Proverbes 23.4-5 ; Jérémie 9.23 ; Matthieu 19.23-24 ; Luc 6.24-26).
  2. Qu’est-il advenu de leurs richesses et de leurs vêtements ? Jacques 5:2 ; Matthieu 13:22 ; Marc 10:23-25.
  3. Quel est, selon la description, l'état de leur or et de leur argent ? Pourquoi ces hommes ont-ils amassé un tel trésor ? (Jacques 5:3 ; Apocalypse 6:15-17 ; Isaïe 2:17-21 ; Matthieu 6:19-21).
  4. Comment ces riches (qui devraient pleurer et se lamenter) ont-ils traité leurs ouvriers ? Où sont parvenus les cris des ouvriers lésés ? Jacques 5:4 ; Jérémie 22:13 ; Malachie 3:5. Remarque : Les riches oppriment les pauvres car ils pensent que personne ne les défendra, mais le Seigneur de toutes les armées du ciel et de la terre est leur Défenseur, et il reviendra pour rétablir la justice.
  5. Comment ces hommes ont-ils vécu et que veut dire Jacques lorsqu'il affirme qu'ils ont nourri leur cœur « comme au jour du massacre » ? ( Jacques 5:5 ; Jérémie 12:1-3).
  6. Pourquoi le juste, qu'ils ont condamné et mis à mort, ne résiste-t-il pas à leur traitement ? Jacques 5:6 ; Jacques 4:2 ; Matthieu 5:30-44.
  7. Combien de temps faudra-t-il faire preuve de patience et quel exemple d'attente patiente est donné ? Jacques 5:7 ; Matthieu 5:12.
  8. À quoi nous servira cette attente patiente ? Quel est le but de cette préparation ? Jacques 5:8 ; 1 Thessaloniciens 3:11-13 ; 1 Thessaloniciens 2:19.
  9. Pour quoi risquons-nous d’être condamnés ? Que dit Jacques sur la proximité du jugement ? Jacques 5:9 ; 1 Pierre 4:5-7.