Pourquoi les justes souffrent-ils ? Leçon 9 : Le troisième dialogue de Job avec Bildad

Texte biblique : Job 25:1-31:40

Verset à mémoriser : « Aussi vrai que Dieu est vivant, lui qui a aboli mon jugement, et le Tout-Puissant, qui a troublé mon âme, tant que mon souffle est en moi, et que l’Esprit de Dieu est dans mes narines, mes lèvres ne proféreront point d’iniquité, ni ma langue de mensonge. »— Job 27:2-4

Introduction:

Le dernier discours des consolateurs de Job est celui de Bildad le Shuhite. Ayant enfin compris que les longs discours sont vains, Bildad se montre bref. Il n'aborde que deux thèmes : la grandeur de Dieu et la vanité de l'homme. Ses paroles, justes et éloquentes, sont néanmoins dépourvues d'amour et de réconfort, et restent donc sans effet sur Job.

Tout d'abord, Job réfute l'argument de Bildad. Même en admettant que Job soit impuissant, sans force ni sagesse, en quoi Bildad l'a-t-il aidé ? Ses paroles se sont révélées vaines et insensibles, et décrivent parfaitement la puissance de Dieu dans l'univers : le cycle de l'évaporation et des précipitations, la densité des nuages, l'alternance du jour et des ténèbres, la tempête en mer, et les étoiles et constellations par lesquelles son Esprit a orné les cieux. Job décrit – des siècles avant que la science ne l'enseigne – que Dieu ne soutient pas la terre.

Les consolateurs de Job n'ont pas prouvé leurs dires – mais Job non plus n'a pas résolu son problème ! Dans son monologue final, il oppose son intégrité au sort des méchants, il loue la valeur inestimable de la sagesse et, enfin, il s'interroge sur lui-même. Job continue d'insister sur son honnêteté, son intégrité et sa droiture. Il ne défend ni les méchants, ni les injustes, ni les hypocrites, car le malheur est mérité.

Selon Job, la sagesse et l'intelligence sont invisibles aux yeux de toutes les créatures vivantes. La crainte de Dieu est sagesse, et l'intelligence, discernement. Job livre alors un récit magistral et nostalgique des jours heureux de sa prospérité et de son honneur, et aspire à les retrouver. Par ce récit, il affirme n'avoir commis aucun péché connu. Si des accusations portées contre lui étaient consignées dans un livre, il en serait fier.

 Étudier la Parole

Étude de cas

  1. Les paroles de Bildad semblent venir de Dieu, mais où sont-elles erronées ? (Job 25:1-6)
  2. Job est un exemple remarquable de persévérance dans les convictions, d'attachement à la justice et de ténacité dans la foi. En quoi est-il un exemple pour les croyants d'aujourd'hui ? (Job 27.1-23 ; 1 Timothée 1.18-20 ; 2 Timothée 4.5-8 ; Philippiens 3.8-16 ; Jude 1.21)
  3. Que veut dire Job lorsqu'il affirme : « La crainte de l'Éternel, c'est la sagesse ; se détourner du mal, c'est l'intelligence » (Job 28:28) ? (Psaume 61:5 ; Proverbes 1:7)
  4. Que pouvons-nous apprendre de la rétrospective de Job sur le « bon vieux temps » ? (Job 29.1-25 ; Nombres 6.24-26 ; Psaume 91.11 ; 121.7-8) Qu’offre Dieu à tous ceux qui croient au Seigneur Jésus-Christ ? (Jean 15.15 ; Romains 8.1, 31, 33 ; 2 Thessaloniciens 3.3 ; 1 Pierre 3.13)

 Appliquer le mot

Chaque peuple de Dieu vit, à un moment ou un autre de sa relation avec Lui, une expérience semblable à celle de Job : un moment où il implore Dieu de l’aider et où Il semble ne pas lui répondre. Que pouvons-nous apprendre de l’expérience de Job et des autres passages bibliques pour comprendre que Dieu est toujours fidèle ? (Job 30.20 ; Matthieu 15.21-28 ; Luc 18.1-7 ; 1 Pierre 1.7 ; Hébreux 10.32-39 ; 13.5)