Blessés par nos transgressions – Méditation quotidienne – Leçon 6

Dimanche – Deux faux témoins : Matthieu 26,57-62 ; Marc 14,53-60 ; Luc 18,12-14.
Du jardin de Gethsémani, Jésus fut emmené captif au palais d’Anne, puis chez Caïphe, le grand prêtre, qui avait depuis longtemps décidé de sa mort (Jean 11,47-54). Ils se croyaient justifiés (malgré Deutéronome 19,16-21) d’utiliser de faux témoins pour témoigner contre lui. Or, bien qu’ils fussent nombreux, leurs témoignages ne concordaient pas (la loi de Moïse exigeait au moins deux témoignages identiques, Deutéronome 19,15). Finalement, deux d’entre eux utilisèrent le même récit mensonger, accusant Jésus de blasphème. Conformément à Isaïe 53,7, Jésus garda le silence.

Lundi – Jésus condamné par les Juifs : Matthieu 26:63-66 ; Marc 14:61-64 ; Luc 22:66-71 ; Jean 18:19-24.
Voyant que les fausses accusations n’étaient pas suffisamment accablantes, Caïphe fit jurer Jésus et lui demanda d’expliquer ses enseignements et s’il était le Fils de Dieu. Contraint par la loi de répondre, Jésus affirma être le Fils de Dieu, s’appuyant sur le Psaume 110:1 et Daniel 7:13, et annonçant sa résurrection, son ascension au ciel et son retour glorieux. Ce message même était synonyme de salut pour ceux qui croyaient en lui, mais il fut considéré comme un blasphème par le Sanhédrin, qui le condamna à mort.

Mardi – Jésus battu et blasphémé : Matthieu 26:67-68 ; Marc 14:65 ; Luc 22:63-65.
Le traitement infligé à Jésus avant et après le verdict était brutal et illégal, mais il accomplissait aussi une nouvelle fois les prophéties bibliques (Ésaïe 50:6 ; Zacharie 13:6-7). Ils lui crachèrent au visage, le frappèrent à la nuque et le giflèrent violemment. On lui banda les yeux et on le frappa de verges, tandis qu’ils le narguaient, l’obligeant à prophétiser et à révéler qui l’avait frappé. Nul doute que l’esprit de haine s’était emparé d’eux ! Ils avaient perdu toute respectabilité liée à leur fonction ; ils avaient renié toute rationalité et toute décence, qualités pourtant attendues de ceux qui détenaient l’autorité judiciaire. Ils étaient devenus les marionnettes diaboliques de Satan.

Mercredi – Le reniement de Simon Pierre : Matthieu 26,69-75 ; Marc 14,66-72 ; Luc 22,55-62 ; Jean 18,15-18, 25-27.
Nombreux sont ceux qui peuvent s’identifier à Simon Pierre, animé des meilleures intentions, mais dont l’obéissance et la persévérance furent défaillantes. Il prêchait avec éloquence, mais s’appuyait sur ses propres forces. Cela entraîna de nombreux échecs dans sa foi en Christ, mais ce reniement fut le plus grave. Il avait été si ferme dans son engagement, si certain de sa loyauté. Pourtant, il renia son Seigneur à trois reprises. Au chant du coq, que vit-il donc dans les yeux de Jésus lorsque le Seigneur se retourna et le regarda ?

Jeudi – Jésus livré à Pilate : Matthieu 27,1-2 ; Marc 15,1 ; Jean 18,28-31.
Sous le régime romain, les Juifs pouvaient juger un homme, mais la peine capitale nécessitait un procès officiel et une sentence prononcée par le gouverneur romain. Ainsi, après trois simulacres de procès qui se prolongèrent toute la nuit, les Juifs livrèrent Jésus au gouverneur romain, Ponce Pilate, exigeant sa mort.

Vendredi – Judas et l’argent du sang : Matthieu 27:3-5 ; Actes 1:18-19.
Le mot traduit par « remords » au verset 3 peut signifier « regretté ». Judas avait vu Jésus échapper à la capture à plusieurs reprises et il est probable qu’il n’ait jamais imaginé que Jésus serait un jour jugé, et encore moins condamné. Mais l’affaire de Judas s’est retournée contre lui ! Tentant d’apaiser sa conscience, il essaie de rendre l’argent du sang (le prix d’un esclave, Exode 21:32), mais il est méprisé. Jetant l’argent dans le temple, il sort et se suicide.

Samedi – Le Champ de Sang : Matthieu 27,6-10.
Utiliser de l’argent « souillé » au temple était une abomination (Deutéronome 23,18). Les prêtres achetèrent donc un champ pour y enterrer les étrangers. On l’appela le champ de sang, car il fut acquis avec le prix du sang versé à Judas pour sa trahison de Jésus. Ceci est relaté dans les prophéties de Zacharie (voir Zacharie 11,12-13), bien que Matthieu l’attribue à Jérémie. Certains exégètes bibliques pensent que cette prophétie trouve son origine dans la tradition orale de Jérémie et fut ensuite confirmée et mise par écrit par Zacharie.