Encadré par Dieu – Leçon cinq : Maîtriser sa langue

Verset à mémoriser : « Garde ta langue du mal, et tes lèvres des paroles trompeuses. » (Psaume 34:13)

Lecture biblique : Jacques 3:1-12

Introduction : Pourquoi la langue occupe-t-elle une place si cruciale, au point qu’il est dit : « Si quelqu’un ne pèche point par la parole, c’est un homme parfait, capable de maîtriser aussi tout son corps » (Jacques 3:2) ? Nous avons tous observé des chiens jouer, attendant qu’on leur lance un bâton. Leurs yeux expriment leur impatience de s’enfuir, et au-delà, il n’y a qu’un gémissement ou un aboiement. Ils sont muets.

Le don de la parole est un véritable trésor, un don merveilleux de Dieu. Scientifiquement, il est fascinant. Les poumons, qui oxygènent le sang, fonctionnent comme un soufflet, propulsant l'air vers le haut où il peut être manipulé par la gorge, la langue, etc. Ce processus est extrêmement complexe. Prenons l'exemple de la prononciation de la lettre « A » : une partie du cerveau prend cette décision et, tel un puissant ordinateur moderne, envoie un ordre à une autre partie qui commande les muscles et la langue pour former le son « A ». Ce processus est un véritable miracle.

Dieu nous a non seulement donné la capacité d'émettre, mais aussi celle de recevoir. Les ondes sonores de différentes longueurs frappent le tympan, où elles sont transmises électroniquement au cerveau qui les interprète et les interprète comme des pensées.

La nature et la qualité de la parole, comparées aux actes des mains et des pieds, placent la langue sur un plan supérieur. Nous pouvons tirer une flèche sur quelqu'un, nous la voyons partir et blesser, voire tuer. De même, la parole envoie ses flèches invisibles dans l'air et elles peuvent blesser, voire détruire, l'être intérieur. Un garçon en colère peut jeter des ordures sur la pelouse du voisin, mais ses parents peuvent l'obliger à les ramasser. Les mots, au contraire, se propagent à la vitesse du son, invisibles, mais avec le pouvoir de guérir ou de blesser. En cinq secondes, ils sont à des kilomètres, disparus à jamais – irrémédiablement perdus. Nous pouvons écrire une lettre désagréable, mais nous pouvons la jeter avant que le facteur n'arrive ; il n'en va pas de même pour les mots.

Faut-il s'étonner que le Père ait dit : «Que votre parole soit toujours empreinte de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment répondre à chacun » (Colossiens 4,6) ? Et encore : «Que les paroles de ma bouche et les méditations de mon cœur te soient agréables, ô Éternel, mon rocher et mon rédempteur ! » (Psaume 19,14).

Questions relatives à la leçon :

  1. Pourquoi Jacques n'encourage-t-il pas beaucoup de personnes à devenir maîtres ou enseignants ? (Jacques 3.1). Les enseignants sous-estiment souvent leur grande responsabilité ; leur influence accrue implique une plus grande responsabilité. (Matthieu 12.35-37 ; Luc 6.45).
  2. Que dit-on de l’homme qui ne pèche jamais par la parole ? De quoi est-il capable en action ? Jacques 3:2. Remarque : La perfection se rapporte ici à la maturité. Voir aussi Matthieu 5:48 et Colossiens 1:25, 28-29.
  3. Quelles comparaisons sont faites dans Jacques 3:3-5 ? Psaume 32:9. Remarque : Dieu ne veut pas nous brider comme un cheval ; il attend de ses serviteurs qu’ils réagissent promptement et de leur propre initiative.
  4. Le petit gouvernail qui dirige le navire est comparable à quel membre du corps ? (Jacques 3:5). De quoi se vante ce petit membre ? Peut-il accomplir une grande œuvre ? (Colossiens 1:28-29 ; Proverbes 14:29 ; Proverbes 15:18 ; Proverbes 16:32 ; Proverbes 19:11).
  5. Jacques parle-t-il de la langue du chrétien en Jacques 3:6 ? Comment appelle-t-il la langue parmi nos membres ? Quel est le rôle de cette langue pour le corps tout entier ? Matthieu 5:10-11, 18.
  6. Quelles sont les choses que Jacques mentionne comme ayant été domptées par l'homme ? Jacques 3:7 ; Genèse 1:26 ; Genèse 9:2 ; Psaume 8:6.
  7. Qu’est-ce que nul ne peut dompter ? (Jacques 3:8 ; Psaume 140:1-3). N’y a-t-il donc aucun espoir de dompter sa langue ? (Ésaïe 6:5-8).
  8. N’est-il pas profondément regrettable que la même langue puisse bénir Dieu le Père et maudire l’homme, créé à son image ? (Jacques 3:9). En quelques mots, Jacques exprime-t-il sa désapprobation face à un tel double discours ? (Jacques 3:10).
  9. Quelle question Jacques pose-t-il au sujet de la même langue qui exprime à la fois la bénédiction et la malédiction ? Jacques 3:11-12 ; Proverbes 16:23-24.
  10. Avez-vous déjà vu une source d'eau douce et d'eau salée ? Matthieu 7:16-20.