Le fruit de l'Esprit – Leçon 7 – La douceur

Texte biblique : 1 Thessaloniciens 2:1-12

Verset à mémoriser : « Or, il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur se querelle ; il doit être doux envers tous, capable d’enseigner, patient. » 2 Timothée 2:24

Objectif de la leçon: Définir et comprendre le pouvoir de la douceur.

Qu’est-ce que la douceur ? La douceur vient du grec « epiekeia » ou « epiekia » , qui signifie équité, modération, bonté, « douce raison » (dictionnaire biblique de Vine). La douceur exige de soumettre entièrement sa volonté à Jésus et de laisser le Saint-Esprit nous guider.

Imaginez le délicieux parfum d'une mangue. Imaginez maintenant à quel point elle est mûre et belle. Imaginez-vous en train de la couper et découvrir qu'une partie est pourrie ou que le noyau a germé à l'intérieur. Certains d'entre nous décideraient immédiatement de ne plus jamais manger de mangue, tandis que d'autres seraient très prudents avant d'en consommer une autre.

Beaucoup d'entre nous ressemblent à cette mangue. En apparence, nous sentons bon et nous avons bonne mine, mais dès que nous sommes confrontés à une situation qui nous blesse, nous avons tendance à réagir avec brutalité. Jésus nous a donné de nombreux exemples de douceur d'esprit face aux hommes qui nous font du mal et lorsqu'il s'agit de reprendre autrui.

Lors de sa crucifixion, Jésus dit au Père : « Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23,34). Lorsque la femme fut surprise en flagrant délit d’adultère, les scribes et les pharisiens l’accusèrent et la conduisirent devant Jésus afin qu’il la condamne à mort. Au lieu de cela, Jésus répondit avec douceur à ses accusateurs en leur disant : « Que celui d’entre vous qui est sans péché jette la première pierre. » Puis, avec douceur, il lui dit qu’il ne la condamnait pas et qu’elle devait s’en aller et ne plus pécher. Dans les deux cas, Jésus fit preuve de douceur.

Pour réagir avec douceur, à l'image de Jésus, envers ceux qui nous blessent ou pour reprendre autrui, il est nécessaire de laisser le Saint-Esprit agir pleinement dans notre vie. La douceur n'est pas une réaction humaine naturelle face à une personne qui nous a fait du mal. La réaction humaine naturelle est plutôt de riposter violemment pour se protéger.

Le Christ a démontré à maintes reprises dans la Bible l'importance de la douceur dans nos relations avec autrui. Dans la parabole du fils prodigue, le père a fait preuve de douceur face à la demande de son fils de rentrer à la maison. S'il lui avait dit qu'il était mauvais et qu'il ne devait pas revenir, le fils n'aurait jamais songé à rentrer.

Bien que le père fût blessé que son fils se soit détourné de ses enseignements et de ses espoirs de réussite, il demeura calme et doux. Ce fut le dernier souvenir que le fils garda de son père avant de partir à l'aventure dans le monde.

Même si Satan peut faire croire aux gens que le monde leur offrira tout, il arrive un moment où le fils prodigue se sent comme dans une porcherie. S'il désire rentrer chez lui, mais se souvient que sa maison était aussi misérable qu'une porcherie, il n'y retournera pas. En revanche, s'il se souvient de l'atmosphère douce et bienveillante de son foyer, il y retournera. La douceur est un pouvoir salvateur !

Interagissez avec la Parole de Dieu

  1. Comment la douceur peut-elle servir à sauver des âmes ? 1 Thessaloniciens 2:6-9
  2. Considérez les exhortations de Paul à Timothée et à Tite. À votre avis, pourquoi avaient-ils besoin de ces instructions ? (2 Timothée 2:24-25 ; Tite 3:1-2)
  3. Quelles caractéristiques distinguent la sagesse d'en haut de la sagesse du monde ? Jacques 3:13-17
  4. La douceur doit-elle diminuer la ferveur, la puissance et l'efficacité ? 2 Corinthiens 10:1-5
  5. Comment le père du fils prodigue a-t-il géré la situation avec son frère ? Luc 15:25-32. Identifiez les actes précis qui appuient votre réponse.