Dimanche : Pharisiens et Hérodiens — Matthieu 22:15-22 ; Marc 12:13-17 ; Luc 20:20-26.
Parce que Rome avait donné du pouvoir au roi Hérode, les Hérodiens étaient favorables au paiement des impôts à César. Les pharisiens, considérant les Romains comme une nation païenne, abhorraient cet impôt. Mais pour piéger Jésus, ces deux ennemis s'allièrent. S'il avait répondu à leur question sur les impôts, quelle que soit la réponse, il serait tombé dans le piège. Par sa réponse étonnante, Jésus l'évita et enseigna des vérités essentielles : (1) il faut honorer et obéir aux dirigeants (Romains 13 ; 1 Pierre 2:13-17 ; 1 Timothée 2:1-4) ; (2) il faut honorer et obéir à Dieu (Actes 5:27-32) ; (3) l'homme porte l'image de Dieu et lui doit tout (Genèse 1:26-27).
Lundi : Interrogé par les Sadducéens — Matthieu 22:23-28 ; Marc 12:18-23 ; Luc 20:27-33.
Les Sadducéens n'acceptaient que le Pentateuque (les cinq livres de Moïse) et ne croyaient pas à la résurrection. Ils tentèrent de piéger Jésus en utilisant l'hypothèse suivante : pour qu'un homme puisse conserver son nom et mourir sans héritier mâle, un frère de la famille épouserait la veuve de son frère (voir Deutéronome 25:5-10). Mais une femme pouvait-elle avoir jusqu'à sept maris dans le royaume éternel ? C'est précisément sur cette question que les Sadducéens estimaient discréditer toute résurrection.
Mardi : Réponse aux Sadducéens — Matthieu 22,29-33 ; Marc 12,24-27 ; Luc 20,34-40.
Imaginez leur expression lorsque Jésus leur a dit qu’ils ignoraient les Écritures et la puissance de Dieu ! Se référant aux écrits de Moïse, Jésus leur a rappelé que Dieu est le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob (et non était qu’il l’ revivraient un jour!
Mercredi : Interrogé par un docteur de la loi — Matthieu 22:34-36 ; Marc 12:28.
Un docteur de la loi met Jésus à l'épreuve en lui demandant : « Quel est le plus grand commandement ? » Cette question avait fait l'objet de débats pendant des siècles, et les scribes avaient recensé 248 commandements positifs et 365 commandements négatifs dans la Loi. Qui pouvait espérer les connaître et les observer tous parfaitement ? Les experts les avaient donc classés en commandements « lourds » (importants) et « légers » (insignifiants), et encourageaient à privilégier les plus importants. Mais ce raisonnement était erroné : car il suffit d'enfreindre une seule loi pour être coupable de toutes ! (Jacques 2:10).
Jeudi : Réponse au docteur de la loi — Matthieu 22:37-40 ; Marc 12:29-34.
Jésus a cité le Shema (Deutéronome 6:4), un verset récité quotidiennement par tout Juif orthodoxe, soulignant que l'essence du service de Dieu réside dans l'amour qu'il lui porte : c'est une affaire de cœur. De façon surprenante, Jésus a également cité Lévitique 19:18 — l'amour du prochain — et l'a mis sur le même plan que le Shema ! L'amour est le fondement de toute obéissance, car toute la Loi se résume au commandement d'aimer (Romains 13:8-10). Si nous aimons Dieu, nous nous efforcerons de lui plaire ; si nous aimons notre prochain, nous ne lui ferons rien qui puisse lui nuire. Remarquons que Jésus n'a approuvé que partiellement la réponse du docteur de la loi.
Vendredi : Jésus pose une question — Matthieu 22.41-46 ; Marc 12.35-37 ; Luc 20.41-44.
Jésus a mis fin aux questions épineuses qui se posaient en posant la question doctrinale par excellence : comment le Christ pouvait-il être le Fils de David alors que David l’appelait Seigneur ? Cette question inspirée, tirée du Psaume 110.1, souligne la nature divine du Messie. Pour que David appelle le Christ « Seigneur », Messie, il devait être bien plus qu’un simple homme. (Voir la note à la fin de la section « Questions de la leçon »)
Samedi : Attention aux avocats ? — Marc 12,38-40 ; Luc 20,45-47.
C’est le caractère qui donne de la valeur à une personne, et non son uniforme, son titre ou la fonction qu’elle occupe. Tout ce qui relève du charnel est superficiel et artificiel, et conduit à l’orgueil charnel. Le vrai caractère