Introduction
Jésus-Christ était un personnage radicalement différent de tout ce que Juda avait connu jusqu'alors. Il dispensait avec autorité des enseignements qui semblaient inédits. Il avançait des affirmations surprenantes. Il accomplissait des miracles extraordinaires. Il côtoyait les publicains et les pécheurs. Il s'opposait avec véhémence à l'autorité religieuse dominante et la critiquait vivement. Aujourd'hui, on dirait, à tort, qu'il était un esprit libre. Dans la communauté religieuse de cette époque, il n'était pas bien vu d'être radical et différent. On attendait de chacun qu'il se conforme à l'ordre établi, mais Jésus, lui, ne l'a pas fait.
Dès lors, des questions troublantes se posèrent sur l'identité et les enseignements de Jésus. Était-il un charlatan ? Un révolutionnaire politique capable de renverser la tyrannie romaine ? Un ennemi, ou simplement un ami étrange ? Plus important encore, croyait-il aux enseignements des Saintes Écritures et les promouvait-il, ou introduisait-il quelque chose de contraire à la loi et aux prophètes ? Certains allèrent jusqu'à croire que Jésus était possédé par un démon.
Aujourd'hui encore, ceux qui ont le courage d'aborder la question s'interrogent sur l'identité de Jésus-Christ. D'autres le rejettent complètement. L'identité de Jésus demeure une interrogation fondamentale sur Terre. Et qu'a-t-il enseigné dans le Sermon sur la montagne ? Affirmait-il que la loi était toujours pleinement en vigueur et le serait toujours, ou bien cherchait-il à l'abolir pour inaugurer une nouvelle ère de grâce ? Curieusement, le Sermon sur la montagne a été utilisé pour tenter de justifier les deux points de vue.
Jésus croyait et enseignait tout ce qui était écrit dans l'Ancien Testament. Mais il y apporta aussi une lumière nouvelle, approfondissant notre compréhension de son sens et de ses applications. Son enseignement, empreint de grâce, était clair et absolu. Pour le rendre aussi évident que possible, le Seigneur établit tout au long de son sermon des contrastes avec les enseignements corrompus des scribes et des pharisiens.
À l'ère moderne, au sein de l'Église, nombreux sont ceux qui sont en quête des bénédictions divines. Cela révèle à quel point l'Église est trompée quant à la bénédiction enseignée par Jésus-Christ. Certains croient que nous sommes bénis en récompense de nos bonnes œuvres. D'autres croient que nous le sommes par l'exercice d'une « grande foi ». Malgré la foi la plus forte et les meilleures œuvres, la bénédiction nous échappera si nous persistons à mal appliquer les enseignements de Jésus.
Dans le Sermon sur la montagne, le Seigneur enseigne que la véritable béatitude est un état d'être. La béatitude de Dieu ne dépend ni des influences extérieures ni de conditions particulières. Nous ne sommes pas sujets à des périodes de béatitude passagères. En cela, nous avons confondu béatitude et bonheur. Ces deux notions sont radicalement différentes : le bonheur est éphémère, tandis que la béatitude est constante. Le bonheur provient de l'extérieur, du hasard des circonstances. La béatitude est un état d'être qui émane de l'intérieur, fondé sur la nouvelle création que nous sommes en Christ.
Les pauvres en esprit ne sont pas nécessairement heureux, mais ils sont toujours bénis, car leur dépendance absolue repose sur la fidélité inébranlable, l'amour inextinguible et la providence miraculeuse de Dieu. Les béatitudes enseignées par Jésus sont notre chemin vers le bonheur. Elles ne sont pas des commandements, mais la voie à suivre pour remplir les conditions du bonheur. Ainsi, le bonheur découle de la transformation opérée par la puissance du Christ. Nous sommes bénis grâce à notre nouvelle identité en Christ. Notre degré de bonheur est déterminé par l'accomplissement des conditions des béatitudes de Jésus.
Pour être bénis, nous devons donc connaître le Christ. Nous devons le recevoir comme Sauveur et Seigneur afin d'être transformés par le renouvellement du Saint-Esprit. Mais ensuite, nous devons savoir qui nous sommes en Christ. Paul a écrit à l'Église de Philippes :
Mais, bien plus encore, je considère toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur. Pour lui, j’ai renoncé à tout et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ et d’être trouvé en lui, non pas avec ma propre justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi. Ainsi, je pourrai le connaître, lui, la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, en devenant conforme à sa mort, pour parvenir, si possible, à la résurrection d’entre les morts. (Philippiens 3:8-11)
Ceux qui recherchent le bonheur ne le trouveront jamais. Ceux qui cherchent à connaître le Christ, à lui plaire, à lui obéir, tout en se dépouillant de tout orgueil et de tout désir égoïste, trouveront le bonheur en abondance. Nous devons cesser de rechercher le bonheur et chercher à connaître Jésus-Christ. C'est là notre tout. Dans le prolongement de cette vérité, nous pouvons entendre l'enseignement de Jésus avec des oreilles naturelles ou avec des oreilles spirituelles. Notre capacité à comprendre ses révélations divines dépend de la manière dont nous l'écoutons. Accueillons-nous les enseignements de Jésus seulement dans notre esprit, ou aussi au plus profond de notre cœur ? Le renouveau opéré par le Christ fait toute la différence.
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Cliquez sur les leçons ci-dessous :
- Leçon 1 – Les Béatitudes – Soi et péché
- Leçon 2 – Les Béatitudes – Dieu et le monde
- Leçon 3 – Vivre les Béatitudes
- Leçon 4 – La loi dans la vie chrétienne
- Leçon 5 – Vivre une vie juste
- Leçon 6 – Vivre une vie juste
- Leçon 7 – En prévision du jugement futur
- Leçon 8 – Mettre l’accent sur la foi et le repentir
- Leçon 9 – Le rejet public
- Leçon 10 – Enseigner aux foules
- Leçon 11 – Enseigner aux disciples
- Leçon 12 – L’opposition continue
- Leçon 13 – Son œuvre finale en Galilée